Méthode
Trente ans de dossiers, et toujours les mêmes noms. Ce site liste les affaires où apparaît Nicolas Sarkozy, les gens qu'on y croise, et leurs postes, distinctions et contrats avant ou après.
C'est une compilation de faits publics. Chaque fait renvoie à sa source : décision de justice d'abord, document officiel (Journal officiel, rapport parlementaire) ensuite, presse enfin. Wikipédia sert en complément, pour ses références. Les éléments tirés d'une enquête de presse sont attribués au média qui les publie. Au compteur : 17 affaires, 53 personnes, 363 sources.
Présomption d'innocence. Mis en examen ne veut pas dire condamné, et une condamnation frappée d'appel ou de pourvoi n'est pas définitive. Les statuts ci-dessous font la différence, avec la date de la décision. Seules les personnes condamnées définitivement ont une photo à la toise.
Postes, distinctions, contrats. Une nomination, une décoration ou un contrat ne prouve rien. Le site les date et les place à côté des affaires, sans affirmer de lien de cause à effet.
Faits retenus. Le site ne rapporte que ce qu'établissent une décision de justice, un acte officiel ou une déclaration publique, et les étapes de la procédure (mise en examen, renvoi, réquisitions). Les accusations qu'aucun tribunal n'a retenues, les témoignages et le contenu des écoutes ne sont pas repris. Les personnes qui n'ont jamais été poursuivies dans une affaire n'y figurent pas.
Les personnes sont triées pour la lecture : condamnées d'abord, puis selon le nombre d'affaires, de postes, de distinctions et de contrats. Cet ordre n'est pas un jugement.
Les statuts
- Condamné définitivement Toutes les voies de recours sont épuisées (ou n'ont pas été exercées). La peine est exécutoire.
- Condamné, recours en cours Condamné en première instance ou en appel, mais un recours (appel, pourvoi en cassation) est pendant. La présomption d'innocence s'applique toujours.
- Mis en examen Des juges d'instruction estiment qu'il existe des indices graves ou concordants de participation à une infraction. Ce n'est pas une condamnation.
- Témoin assisté Statut intermédiaire : la personne est visée par des indices mais pas suffisamment pour être mise en examen.
- Enquête en cours Enquête préliminaire ou information judiciaire ouverte, sans mise en cause personnelle formelle à ce stade.
- Entendu, non poursuivi La personne a été entendue par les enquêteurs ou les juges (comme témoin, en audition libre ou en garde à vue), ou perquisitionnée, sans être mise en examen ni poursuivie. Ce n'est pas une mise en cause.
- Cité, jamais poursuivi Le nom apparaît dans le dossier (décision de justice, réquisitions, fonctions exercées au moment des faits), sans acte de procédure le visant. Ce n'est pas une mise en cause.
- Protégé par l'article 67 Les faits concernent l'exercice du mandat présidentiel. L'article 67 de la Constitution dispose que le président « n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité », y compris après son mandat. C'est une règle de droit, pas une décision de justice le concernant : il n'a jamais été visé. Seuls les collaborateurs ont été jugés.
- Relaxé Jugé et déclaré non coupable par un tribunal.
- Non-lieu Les juges d'instruction ont estimé qu'il n'y avait pas de charges suffisantes pour renvoyer devant un tribunal.
- Classé sans suite Le parquet a décidé de ne pas poursuivre.
- Décédé, action éteinte Le décès de la personne éteint l'action publique la concernant.
Corrections et droit de réponse
Une erreur, un statut dépassé, une décision de justice plus récente ? Écrivez à l'adresse des mentions légales, avec la source si possible. Chaque demande est examinée sous 72 heures. Les corrections sont faites sans attendre et notées dans le journal ci-dessous.
Toute personne citée peut exercer son droit de réponse à la même adresse (loi du 21 juin 2004, article 6). La réponse est publiée sur la fiche concernée dans les trois jours.
Les données sont des fichiers texte dans le dépôt du site, un par affaire et un par personne. Le journal de recherche du dépôt garde tous les liens consultés, y compris les pistes abandonnées.
Certaines personnes ont des affaires qui ne concernent pas Sarkozy (les Balkany, Vincent Bolloré…). Elles sont là parce qu'elles font partie du même entourage, pas pour suggérer une culpabilité.
Statuts revérifiés le 26 septembre 2026. Prochaine échéance : l'arrêt d'appel libyen, le 30 novembre 2026.
Journal des corrections
- 27 septembre 2026 Affaire des sondages de l'Élysée, statut de Nicolas Sarkozy La mention « couvert par l'immunité présidentielle » est précisée : c'est l'article 67 de la Constitution (irresponsabilité pour les actes accomplis en qualité de président) qui explique l'absence de poursuites, aucune décision de justice ne s'étant prononcée sur sa situation personnelle. L'arrêt de la Cour de cassation date du 19 décembre 2012, et non du 19 novembre. Son refus de répondre comme témoin est daté du 2 novembre 2021 : il a invoqué la séparation des pouvoirs.
- 27 septembre 2026 Affaire Tapie Le mot-clé « immunité » a été retiré : Nicolas Sarkozy n'a jamais été poursuivi dans cette affaire, sans qu'aucune immunité ait été invoquée.
- 26 septembre 2026 Affaire Karachi, statut de Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy a été entendu comme témoin, et non comme témoin assisté, par la Cour de justice de la République, début mai 2017 et non en juin. La citation « fable », non sourcée, a été retirée.
- 26 septembre 2026 Décorations (Szpiner, Ouart, Herzog, Courroye, Azibert, Gardère, Arnaud Claude, Pérol) Dates et grades précisés d'après les décrets du Journal officiel. Pour Thierry Herzog, la promotion d'officier de la Légion d'honneur relève du ministère de la Justice de Rachida Dati, Nicolas Sarkozy lui en ayant remis les insignes. L'officier du Mérite de Philippe Courroye date du décret de novembre 2008, et non de 2009 (date de la remise des insignes).
- 26 septembre 2026 Affaire libyenne, Éric Woerth Le mot « complice présumé » a été retiré de la fiche d'une personne relaxée. Le texte précise désormais le chef de poursuite (complicité de financement illégal de campagne) et la relaxe.
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