Sarkoenprison?
2007-2025

Affaire des sondages de l'Élysée

Entre 2007 et 2012, l'Élysée a commandé pour plusieurs millions d'euros de sondages et de conseils sans appel d'offres, au profit notamment des sociétés de Patrick Buisson et Pierre Giacometti. Nicolas Sarkozy n'a jamais été poursuivi : l'article 67 de la Constitution protège le président pour les actes accomplis en cette qualité. Ses collaborateurs ont été condamnés.

Élyséefavoritismeimmunité

Nicolas Sarkozy dans cette affaire

Protégé par l'article 67
Jamais poursuivi (article 67 de la Constitution)

L'article 67 dispose que le président « n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité ». Aucune décision de justice ne s'est prononcée sur sa situation personnelle, puisqu'il n'a jamais été visé. Cité comme témoin le 2 novembre 2021, il a refusé de répondre en invoquant la séparation des pouvoirs.

L'affaire

En 2009, la Cour des comptes révèle qu'une convention signée sans mise en concurrence lie l'Élysée à Publifact, société de Patrick Buisson, conseiller du président. Anticor porte plainte en 2010. La procédure est d'abord bloquée au nom de l'immunité du chef de l'État. Le 19 décembre 2012, la Cour de cassation juge que cette immunité ne s'étend pas à ses collaborateurs, ce qui permet d'enquêter sur eux.

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Le tribunal correctionnel juge en 2021 que ces contrats de conseil et de sondages, facturés plusieurs millions d'euros, relèvent du favoritisme et du détournement de fonds publics. Nicolas Sarkozy, cité comme témoin par Anticor et amené par la force publique sur décision du tribunal, refuse de répondre en invoquant la séparation des pouvoirs. Le 21 janvier 2022, Claude Guéant est condamné à un an de prison dont huit mois ferme, Patrick Buisson à deux ans avec sursis et 150 000 euros d'amende, Emmanuelle Mignon à six mois avec sursis, Pierre Giacometti à six mois avec sursis et 70 000 euros d'amende. Julien Vaulpré est relaxé. Jean-Michel Goudard était mort avant le procès.

En appel, le 4 novembre 2025, la peine de Claude Guéant est ramenée à un an avec sursis et 15 000 euros d'amende. Patrick Buisson est décédé en décembre 2023.

L'entourage dans cette affaire

Chronologie

  1. juillet 2009
    La Cour des comptes épingle les sondages de l'Élysée
  2. 2 novembre 2021
    Amené comme témoin, Nicolas Sarkozy refuse de répondre en invoquant la séparation des pouvoirs
  3. 21 janvier 2022
    Jugement : prison ferme pour Guéant, sursis pour Buisson, Mignon et Giacometti
  4. 4 novembre 2025
    Appel : Guéant condamné à un an avec sursis
Voir les 11 étapesÉtapes principales seulement
  1. juin 2007
    Convention Élysée-Publifact signée sans appel d'offres
    Détail

    1,5 million d'euros par an pour la société de Patrick Buisson.

    Sources : Wikipédia
  2. juillet 2009
    La Cour des comptes épingle les sondages de l'Élysée
  3. octobre 2010
    Plainte d'Anticor, bloquée au nom de l'immunité présidentielle
  4. 19 décembre 2012
    La Cour de cassation juge que l'immunité du président ne couvre pas ses collaborateurs
  5. 2013
    Ouverture de l'information judiciaire, confiée au juge Serge Tournaire
  6. 6 novembre 2018
    Le parquet national financier requiert le procès de six personnes, dont Claude Guéant
  7. 18 octobre 2021
    Ouverture du procès des collaborateurs
  8. 2 novembre 2021
    Amené comme témoin, Nicolas Sarkozy refuse de répondre en invoquant la séparation des pouvoirs
  9. 3 décembre 2021
    Réouverture des débats pendant le délibéré, sur de nouvelles pièces concernant Claude Guéant
  10. 21 janvier 2022
    Jugement : prison ferme pour Guéant, sursis pour Buisson, Mignon et Giacometti
  11. 4 novembre 2025
    Appel : Guéant condamné à un an avec sursis
Sources principales (4)

Voir aussi la page Wikipédia, utile pour ses propres références.